Festival du Cinéma Brésilien de Paris

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Oferendas no Rio


Exposition photo
Du 4 mai au 1er Juin 2010
Au Nouveau Latina

Mélange de fleurs et d’aliments, les Oferendas sont les offrandes laissées aux quatre coins de la ville, pour remercier ou prier les divinités de l’ Umbanba et du Candomblé, syncrétismes brésiliens, subtil mélange de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines. Les offrandes font partie intégrante du quotidien brésilien. A Rio, où l’on pratique surtout l’Umbanda, elles s’incorporent au paysage tant et si bien que personne ne s’arrête plus pour les regarder. Pourtant, elles sont symbole de spiritualité et d’espoir, un détail poétique au milieu de la foule.

C’est sur ce détail que Sid Bond a voulu s’arrêter un instant. Il s’est laissé interpeller par ces offrandes qu’il ne voyait lui-même plus que d’un œil inattentif et a pris le temps de les photographier, pour attirer l’attention sur un élément essentiel et fascinant de la culture brésilienne : ce rite omniprésent lié à la foi.


Sid BondSid Bond

Né à Rio de Janeiro, Sid Bond est passionné par la photographie depuis l’enfance, ainsi que par les paysages cariocas. De cette double passion est née, en 2002, la décision de se consacrer à la photographie, après une carrière d’ingénieur dans le secteur des télécommunications.

Son travail de photographe a été rapidement reconnu puisqu’il a été élu meilleur photographe par l'ABAF, Association brésilienne d’art photographique, en 2006. Ses travaux portent essentiellement sur la nature et les paysages. Il a publié un recueil de photos de Rio ao nascer e pôr-do-sol en 2006. Mais ce sont les fêtes populaires et traditions brésiliennes qui ont dernièrement nourri son travail. Il nous propose dans cette exposition, son regard sur l'intrication des offrandes et de la ville de Rio de Janeiro.


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Oferendas na Umbanda

"Donne gratuitement ce que gratuitement tu as reçu : avec amour, humilité, charité et foi"

D’abord créée clandestinement en 1908, la religion Umbanda est légalisée en 1945. C’est alors que beaucoup d’autres rites s’y rallient et se revendiquent de l’Umbanda, comme stratégie pour sortir de la clandestinité, ouvrant alors l’Umbanda à de nouvelles influences. Cependant, si chaque casa de Umbanda a ses propres particularités, les croyances de bases sont partagées:

- un Dieu unique et supérieur appelé Zambi/ Olorum/ Oxalá

- croyance en l’existence d’une âme propre à la nature

- un culte des Orixás, divinités reliées aux éléments de la nature

- 3 valeurs suprêmes : fraternité, charité, respect de son prochain

- les guides spirituels se manifestent dans le corps des « mediums » qui entrent en transe lors des cérémonies, c’est le moment de contact entre le monde physique et le monde spirituel

- croyance en l’immortalité de l’âme

- croyance en la réincarnation

Chaque Orixá a son caractère : ses goûts, ses couleurs et ses lieux de prédilection. C’est en fonction de cela que les adeptes préparent leurs offrandes : près de la mer pour Iemanjá, Déesse des eaux, dans des couleurs bleu clair, blanc ou rose. Ou encore  sur les routes et les plaines, dans des couleurs vertes, rouges et blanches  pour Ogum,  protecteurs  des guerriers et des sculpteurs.

Les offrandes peuvent être une simple expression de gratitude ou une prière positive : on utilise alors plutôt des fruits et des fleurs. Mais si l’on veut jeter un mauvais sort à quelqu’un, l’offrande sera à base d’aliments plus lourds, comme la viande. Les offrandes sont toujours réalisées avant le coucher du soleil et on laisse leur pouvoir se dégager naturellement, pendant la nuit et les jours qui suivent. Par peur, par respect, ou par habitude personne ne vient interférer ou perturber le rite, partie intégrante du paysage carioca.

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