15 ans de cinéma

Il y a 15 ans naissait le premier Festival du Cinéma Brésilien de Paris. Ce furent 15 ans de cinéma, de culture brésilienne et de nombreuses conquêtes. Depuis, avec plus de 60 000 spectateurs, 360 invités et 355 longs-métrages, nous pouvons confirmer le rôle du Festival dans la consécration de la production cinématographique brésilienne en France.

C’est avec beaucoup d’attentes que le Festival voit l’avenir du cinéma au Brésil, et celui-ci sera toujours plus investi dans sa diffusion à Paris.

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Une très belle soirée de clôture.

Une ambiance festive a marqué la dernière journée du 15e Festival du Cinéma Brésilien de Paris. A 14h, nous avons vu le film « Le Clown », de Selton Mello. Ensuite, le Festival a présenté le film « Dieu est brésilien » de Carlos Diegues.

GILbertoGIL-21Finalement, l’apogée du Festival fut lors du film « Viramundo », un documentaire de Pierre-Yves Borgeaud, sur Gilberto Gil. Le célèbre musicien est venu au cinéma L’Arlequin présenter son film. Sa présence a attiré au Festival des spectateurs qui ont rempli les 400 places de la salle. Gil est arrivé un peu en retard est s’est excusé: « Il y avait beaucoup de mariages », pour dire que le trafic était difficile à cause des manifestations pour ou contre le mariage pour tous ce mardi. Une fois dans la salle, Gil a été ovationné par le public, mais il a laissé la parole au réalisateur Pierre-Yves Borgeaud. Celui-ci a parlé du travail de traduction des paroles des chansons de Gil, de la rencontre, de la relation d’amitié établie pendant le projet: « Gil est une personne incroyable, pleine de générosité ». Et Gil a répondu, tout simplement: « C’est une façon « bahianaise » (originaire de Bahia) de faire les choses ». Dans cette ambiance, le public a pu contempler cette œuvre sur l’écran du cinéma L’Arlequin.

15e Festival du Cinéma Brésilien de Paris, à l'ArlequinDans cette belle soirée, nous avons aussi connu le film le plus apprécié du public. Le réalisateur, Raphael Aguinaga a reçu le prix pour « Juan et la ballerine ». Ému, il a parlé de la rencontre avec Katia Adler et du destin qui l’amené à ce Festival: « J’ai étudié le cinéma à Paris et avoir cette reconnaissance dans cette ville est un bonheur énorme, ce prix est comme un Oscar, un César, pour moi ». Il nous a avoué que son film est le premier d’une trilogie et le Festival lui a donné la motivation pour continuer.

Le dernier film du festival fut « Hélio Oiticica », réalisé par le petit neveu de l’artiste, César Oiticica Filho, qui était présent et a participé au débat après la séance. Il était content de participer à ce festival et a affirmé que son film n’est ni un documentaire, ni une fiction, mais une proposition pour que le public puisse connaitre ce grand artiste que fut Hélio Oiticica.

A minuit, tous ont quitté le cinéma L’Arlequin pour aller fêter le succès du Festival au Rive Gauche Club. La soirée a été très animée par les rythme brésiliens jusqu’à très tard dans la nuit…

Photos: Solange Campello et Aurélien Pallier-Colinot

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Les films et les débats du lundi à L’Arlequin

MariaCe lundi, les séances de l’après-midi du 15e Festival du Cinéma Brésilien ont été consacrées à l’hommage à Carlos Diegues avec deux films, « Les chanson d’amour de Rio », de 1994 et « Tieta », de 1995.

Ensuite, nous avons vu deux films et deux débats. D’abord, le documentaire « Les yeux de Bacuri », de Maria de Medeiros, qui s’est reconnue fan du festival et donc, très contente d’y participer cette année en tant que réalisatrice. La salle était pleine et parmi les spectateurs, on voyait l’exotique journaliste de mode, Diane Pernet.

Maria-6Le film parle d’une famille brisée par la dictature militaire au Brésil et pendant le débat, la réalisatrice a parlé du début du projet avec la Commission d’Amnistie et de la rencontre avec la famille d’Eduardo Leite, le personnage mort sous la torture pendant cette période. Du côté politique, Maria de Medeiros pense qu’aujourd’hui, il y a une tendance à mettre la période de la dictature dans la lumière et son intérêt par ce sujet l’a motivée à réaliser ce documentaire.

Pour la dernière séance, un des films en compétition, « La forêt de Jonathas » a aussi été suivi d’un débat avec le réalisateur, Sérgio Andrade. Il a parlé du choix des acteurs et du très bon travail du jeune Begê Muniz, très dédié à son rôle. L’inspiration d’Andrade fut la vraie histoire d’un garçon qui s’est perdu dans la forêt, mais il affirme que c’est un film qui parle surtout de l’Amazonie et de sa magie.

Photos: Solange Campello

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Le cinéma du dimanche et le Brésil à Paris

Ce dimanche le 15e Festival du Cinéma Brésilien a présenté 5 films et un débat. La journée a commencé avec « Gonzaga – de père en fils ». Ce film a eu une très bonne réception lors de la soirée d’ouverture du festival et, ce dimanche, le public était, encore une fois, nombreux. Ensuite, dans la cadre de l’hommage à Carlos Diegues, le public a pu voir « Xica da Silva », un énorme succès de 1976, avec Zezé Mota.

Raphael Aguinaga - Réalisateur du film "Juan et la Ballerine", et Katia Adler - Directrice du Festival

Raphael Aguinaga – Réalisateur du film « Juan et la Ballerine », et Katia Adler – Directrice du Festival

En début de soirée, le documentaire, « Margaret Mee et la fleur de la lune », de Malu de Martino, a montré la préoccupation de cette botaniste pour l’écologie et la préservation de la forêt Amazonienne. Après, le public a pu voir et voter pour « Juan et la ballerine », une coproduction Brésil-Argentine, et dont le réalisateur, Rapahel Aguinaga, est venu à Paris spécialement pour participer à un débat après la séance. Il a parlé de ce mélange de l’euphorie brésilienne avec la mélancolie argentine dans le film, ainsi que du choix des acteurs argentins. Aguinaga affirme n’être pas un cinéaste, mais un poète qui a utilisé le cinéma pour faire de la poèsie: « J’aime l’amour, j’aime l’être humain et j’ai beaucoup de espoir et c’est ça que je montre dans le film ». Le public a pu, alors, voir la poésie de ce jeune réalisateur sur l’écran du cinéma L’Arlequin.

Et, finalement, le film « Le Clown », d’un autre jeune réalisateur, Selton Mello, a clôturé le week-end du Festival, qui continue jusqu’à mardi.

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Il faisait chaud ce samedi au cinéma l’Arlequin !

Som ao redor

Le public sortant de la projection des Bruits du voisinage

Il faisait beau samedi et le public est venu nombreux pour le 15e Festival du Cinéma Brésilien de Paris qui a présenté 6 films. Après la séance de la matinée avec « Taina 3 – A l’origine » et la « batucada » brésilienne, le Festival a présenté « Le plus Grand Amour du Monde », le dernier film de Carlos Diegues, primé au Festival de Biarritz de 2006.

Dans l’après midi le marathon cinéphile a continué avec le documentaire « Les Hyperfemmes », de Carlos Fausto, Leonardo Sette et Takumã Kuikuro. Le film montre le plus grand rituel féminin des indiens de la tribu de l’Alto Xingu. Enuite, la soirée a commencé avec un autre documentaire, « Tropicalia » de Marcelo Machado, un film sur le grand mouvement tropicaliste brésilien des années 1960. La salle était pleine et parmi le public, il y avait le célébré journaliste de la radio Nova, Rémy Kolpa Kopoul. Ensuite, le Festival a présenté pour la deuxième fois cette semaine le film « Collègues », de Marcelo Galvão.

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Kleber Mendonça Filho, réalisateur du film « Les bruits du voisinage »

Finalement, à 21h30, le public a pu voir et discuter du le film « Le bruit du voisinage » de Kleber Mendonça Filho, un des films en compétition. La séance a été suivie d’un débat et le réalisateur a parlé de son film qui, au départ, parlait juste d’une réalité de la ville de Recife, mais, qui, ensuite, est devenu un film universel.

Photos: Solange Campello

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Une batucada brésilienne à L’Arlequin

Carnaval-3Ce samedi, les parents ont pu amener leurs enfants pour voir le film « Taina 3 – A l’origine », l’histoire d’une petite indienne qui, avec courage, défend la nature. Des enfants franco-brésiliens sont venus nombreux, comme Mayra, 7ans, dont la maman est brésilienne et Paola, 5 ans, fille d’un brésilien.

Des enfants français qui ont vécu au Brésil en ont aussi profité pour revoir la culture brésilienne, comme les copains Arthur, 11 ans et Anatole, 8 ans, qui se sont rencontrés à Rio. Leurs mamans, Marie et Gina sont contentes d’avoir un Festival de films brésiliens à Paris. Elles sont venues voir « Gonzaga » et ce samedi c’était le tour des enfants de profiter de cette semaine.

0Les frères Arthur, 9 ans et Marie, 5 ans ont aussi vécu à Rio avec leurs parents, le papa est français, mais la maman est une « gaucha » (née à Rio Grande do Sul). Ils trouvent merveilleux pouvoir amener les enfants pour voir la forêt, la culture brésilienne, écouter le portugais et la « batucada ».

Après la séance les enfants se sont déguisés pour danser au rythme de la « samba ». Une « batucada » organisée par Soraya Maleskin et régie par Paulo Tulsen a joué en face du cinéma et à la place Saint Sulpice, sous un beau soleil de printemps. Le petit garçon français Milo, 7 ans, étais très content, déguisé en Tour Eiffel. La « batucada » a animé la matinée jusqu’au début de l’après-midi.

Photos: Solange Campello

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C’est aussi le début du week-end au 15e Festival du Cinéma Brésilien de Paris !

Ce vendredi le public a pu découvrir des nouveaux films brésiliens. Pour les enfants, le Festival a présenté « Collègues » de Marcelo Galvão et dans le cadre des films en compétition, a été projeté « La Recherche », de Luciano Moura.

Dans l’après-midi, les cinéphiles ont eu l’opportunité de voir ou revoir le film « Les Héritiers » de Carlos Diegues, un grand succès de 1969.

Et finalement, à 21h, le documentaire « Les histoires d’Arcanjo – un documentaire sur Tim Lopes » a ému les spectateurs avec l’histoire d’un grand journaliste brésilien, assassiné en 2002. Ensuite, un débat avec l’équipe du film a eu lieu dans la salle. Le réalisateur, Guilherme Azevedo a raconté son rencontre avec le fils de Tim Lopes, Bruno Quintella et a parlé de l’idée de réaliser ce documentaire, dans lequel Bruno prend le rôle d’un journaliste et mène une enquête sur la vie de son père. Il rencontre ses collègues et sa famille pour parler de Tim Lopes, le grand journaliste, le père, l’ami qu’il était. Selon le réalisateur, il n’y a pas beaucoup de journalistes comme lui, aussi engagés dans la profession. Le producteur du film, Emilio Gallo affirme que Rio a beaucoup changé depuis la mort de Tim Lopes et que, actuellement, la ville est plus pacifique. Enfin, le Festival a eu le privilège de montrer ce documentaire en avant-première mondiale au public de Paris.

Photos: Solange Campello

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Interview: Maria de Medeiros

Regardez l’interview que la réalisatrice Maria de Medeiros nous a accordée !


Prise de vue et entretien: Joao Manuel
Montage: Julio Adler

Elle y parle notamment des Yeux de Bacuri, le documentaire qu’elle a réalisé sur les réparations – ou tentatives de réparation – accordées aux victimes de la dictature militaire au Brésil.

Le documentaire sera projeté lundi 22 avril à 19h, en présence de Maria de Medeiros.

Venez nombreux !

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Venez fêter avec nous la fin du 15e Festival de Cinéma Brésilien de Paris!

FCBP13_kv_r3largeCe mardi 23 avril, rendez-vous à partir de 23h au Rive Gauche discothèque, 1 rue du sabot (75006).

Nous danserons sur des rythmes brésiliens jusqu’au petit matin !

5€ l’entrée (achat sur place) et 5€ les boissons (hors champagne et cocktails).

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Une journée consacrée aux petits et aux grands.

Sessão infanto-juvenil - Festival de Cinema Brasileiro de Paris 2013 (10)La journée de jeudi était très ensoleillée lorsque le cinéma L’Arlequin a accueilli 237 enfants venus avec 5 groupes scolaires pour la séance de « Taina 3 – A l’origine ». Les collèges Paul Langevin, Guillaume Budé et Stéphane Mallarmé et les Ecoles Bossuet de Notre Dame et Fabien St Denis ont amené leurs élèves pour une voyage à travers la forêt Amazonienne et sa riche nature.

Ensuite, dans le cadre de l’hommage à Carlos Diegues, le Festival a présenté le film « Jeanne La Française », de 1973, avec Jeanne Moreau. Le public est sorti de la salle touché par cette perle du cinéma brésilien.

A 19h, les spectateurs ont pu regarder et voter pour « Shooting », un des films en compétition pour le Prix du Public. La réalisatrice Juliana Reis est venue à Paris spécialement pour le Festival et après la séance elle a participé à un débat, dans lequel elle a parlé du tournage et de la réception du film au Brésil. Juliana a présenté son premier court-métrage lorsqu’elle était étudiante en cinéma à Paris, dans les années 1990. Hier elle était très heureuse de revenir dans cette ville pour présenter « Shooting », son premier long-métrage. Il s’agit d’un thriller qui se passe à Rio. C’est un film très urbain et démontre l’envie de la réalisatrice de provoquer une réflexion sur une population frappée par la violence et qui finit par faire justice elle-même.

Et pour la dernière séance, le public a pu assister à une des premiers films de Carlos Diegues, « Ganga Zumba », de 1964, une rareté de l’époque du « cinema novo ».

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