Une ambiance festive a marqué la dernière journée du 15e Festival du Cinéma Brésilien de Paris. A 14h, nous avons vu le film « Le Clown », de Selton Mello. Ensuite, le Festival a présenté le film « Dieu est brésilien » de Carlos Diegues.
Finalement, l’apogée du Festival fut lors du film « Viramundo », un documentaire de Pierre-Yves Borgeaud, sur Gilberto Gil. Le célèbre musicien est venu au cinéma L’Arlequin présenter son film. Sa présence a attiré au Festival des spectateurs qui ont rempli les 400 places de la salle. Gil est arrivé un peu en retard est s’est excusé: « Il y avait beaucoup de mariages », pour dire que le trafic était difficile à cause des manifestations pour ou contre le mariage pour tous ce mardi. Une fois dans la salle, Gil a été ovationné par le public, mais il a laissé la parole au réalisateur Pierre-Yves Borgeaud. Celui-ci a parlé du travail de traduction des paroles des chansons de Gil, de la rencontre, de la relation d’amitié établie pendant le projet: « Gil est une personne incroyable, pleine de générosité ». Et Gil a répondu, tout simplement: « C’est une façon « bahianaise » (originaire de Bahia) de faire les choses ». Dans cette ambiance, le public a pu contempler cette œuvre sur l’écran du cinéma L’Arlequin.
Dans cette belle soirée, nous avons aussi connu le film le plus apprécié du public. Le réalisateur, Raphael Aguinaga a reçu le prix pour « Juan et la ballerine ». Ému, il a parlé de la rencontre avec Katia Adler et du destin qui l’amené à ce Festival: « J’ai étudié le cinéma à Paris et avoir cette reconnaissance dans cette ville est un bonheur énorme, ce prix est comme un Oscar, un César, pour moi ». Il nous a avoué que son film est le premier d’une trilogie et le Festival lui a donné la motivation pour continuer.
Le dernier film du festival fut « Hélio Oiticica », réalisé par le petit neveu de l’artiste, César Oiticica Filho, qui était présent et a participé au débat après la séance. Il était content de participer à ce festival et a affirmé que son film n’est ni un documentaire, ni une fiction, mais une proposition pour que le public puisse connaitre ce grand artiste que fut Hélio Oiticica.
A minuit, tous ont quitté le cinéma L’Arlequin pour aller fêter le succès du Festival au Rive Gauche Club. La soirée a été très animée par les rythme brésiliens jusqu’à très tard dans la nuit…
Photos: Solange Campello et Aurélien Pallier-Colinot